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FRANCE
 
 

French Manufacturing Competitiveness Radar 2015/2016

En 2015, 82% des directeurs d'usines interrogés se considéraient aussi compétitifs que l'année précédente mais seulement 46% s'attendent à ce que leur compétitivité s'améliore en 2016.

Nouvelle enquête annuelle Roland Berger sur la compétitivité des usines françaises. Cette 4ème édition, French Plants going Digital, présente les tendances et l'évolution de la compétitivité des usines françaises depuis 2012 et les prévisions pour 2016.

• En 2015, les marges ont été stables et les perspectives pour 2016 sont à nouveau positives.
• La gestion de la chaine d'approvisionnement devient un enjeu majeur. Les coûts de la main d'œuvre restent l'obstacle majeur à une meilleure compétitivité des sites de production.
• Les usines les plus compétitives sont aussi celles qui innovent le plus et sont le plus actives sur leur développement produit.

L'enquête a été effectuée entre septembre et novembre 2015, auprès de 45 directeurs d'usines de multiples secteurs représentatifs.

Baisse de confiance sur l'augmentation de compétitivité des usines mais des perspectives positives pour 2016

En 2015, 82% des directeurs d'usines interrogés se considéraient aussi compétitifs que l'année précédente (vs. 77% en 2013) mais seulement 46% s'attendent à ce que leur compétitivité s'améliore en 2016 (vs. 63% en 2014). Les marges ont été stables en 2015 et les perspectives pour 2016 sont à nouveau positives. Les usines de grande taille ont amélioré leur compétitivité en 2015 et sont aujourd'hui plus compétitives que les plus petites usines en moyenne. L'investissement en capital ne constitue pas un élément discriminant entre les usines les plus compétitives et celles qui le sont moins. La concurrence devient par ailleurs de plus en plus internationale pour toutes les usines tous secteurs confondus. "Nous continuons à observer que près de 20% des sites industriels français s'estiment en difficulté. Cette proportion est cependant en baisse continue depuis que nous réalisons cette étude annuelle. Je rappelle que près de 200 usines sont fermées par an en France", observe Georges de Thieulloy, Associé chez Roland Berger et auteur de cette étude.

La gestion de la chaine d'approvisionnement devient un enjeu majeur.

Les coûts de la main d'œuvre restent sans surprise l'obstacle majeur à une meilleure compétitivité des sites de production. La gestion de la chaîne d'approvisionnement suscite cependant un nouvel intérêt et un point critique de la compétitivité pour les directeurs d'usines. La maîtrise des processus industriels et l'efficacité opérationnelle restent aussi essentiels bien que la performance actuelle soit considérée comme satisfaisante. "L'accélération des chaînes logistiques entre des acteurs de plus en plus connectés entre eux est un facteur de plus en plus critique. Nous l'observons depuis plusieurs années. C'est un phénomène qui suit étroitement celui de l'usine dite du futur, appelée Industrie 4.0 chez nos voisins Allemands", commente Georges de Thieulloy, Associé chez Roland Berger et auteur de cette étude.

Le digital : vers plus de digitalisation des usines françaises

Les usines sont de plus en plus sensibles à la digitalisation principalement sur la cyber-sécurité, l'identification des fréquences radio et la robotique. Les usines les plus compétitives sont aussi celles qui innovent le plus et sont le plus actives sur leur développement produit. Les usines les moins compétitives souhaitent quant à elles davantage s'impliquer sur le développement produit. "La digitalisation de l'usine combinée au Big Data favorise la rationalisation permanente du portefeuille produits. Dans un contexte de flux toujours plus tirés, les batchs de production sont plus courts, avec davantage de références, mais sans impact négatif sur le BFR. Les meilleures usines savent être plus précises sur des produits offrant plus de différentiation" explique Emmanuel Bonnaud, Associé Sénior, chez Roland Berger et auteur de cette étude.

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